Burkina Faso : De la défense du territoire à la production nationale, la reconversion militaire au service du développement
Au Burkina Faso, depuis la venue au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, la question du développement n’est plus seulement la tâche ardue du gouvernement. Dans la droite ligne de sa politique de proximité et d’inclusion, le président du Faso associe toutes les composantes de la société à la quête pour la souveraineté et le développement. La remise de 122 cages flottantes à 61 militaires admis à la retraite, le 13 janvier 2026, relève de cette catégorie d’actes politiques structurants qui, par leur portée concrète, traduisent la vision de l’État en reconstruction, souverain et stratège.
Loin du simple programme de reconversion, cette initiative s’inscrit au cœur du projet présidentiel porté par le capitaine Ibrahim Traoré de refonder la nation par le travail productif, l’inclusion de toutes les forces vives et la reconquête de l’autosuffisance alimentaire. À travers cette action, l’État burkinabè assume la vision d’engagement pour la sécurité nationale. La vision, ne se limite plus au champ militaire, mais s’élargit à la sécurité économique, alimentaire et sociale. En orientant d’anciens combattants vers la pisciculture moderne en cage flottante, le pouvoir opère un double déplacement stratégique. Il reconnaît, d’une part, la dette morale et institutionnelle envers ceux qui ont servi sous l’uniforme ; il transforme, d’autre part, leur discipline, leur rigueur et leur sens du collectif en forces productives au service de l’économie nationale.
La capacité projetée ; plus de 700 tonnes de poissons ; constitue un défi audacieux pour le pays et surtout la région sahélienne longtemps dépendante des importations halieutiques. En investissant plus d’un milliard de FCFA à travers le PRECEL (Projet de résilience et de compétitivité de l’élevage), l’État affirme que la souveraineté alimentaire n’est pas un slogan, mais une architecture patiemment construite, fondée sur l’innovation, la valorisation des ressources locales et la maîtrise des chaînes de production.
Cette infrastructure halieutique nouvelle, déployée à Soum, Bagré et Samandéni, participe pleinement à la refondation nationale voulue par le chef de l’État. Elle relie les territoires, stabilise les communautés, crée de la valeur là où l’économie était fragile, et inscrit la paix dans le quotidien par l’emploi et la dignité retrouvée. Faire des militaires retraités des acteurs économiques autonomes, c’est prolonger leur service à la patrie sous une autre forme, tout aussi stratégique.
Dans cette dynamique, le Burkina Faso donne à voir une trajectoire panafricaine assumée, celle d’un État qui refuse l’assistanat, mobilise ses propres forces et construit sa résilience par la production. La pisciculture devient ici un langage politique, une pédagogie de la souveraineté, un outil de stabilité durable. Ainsi se dessine, cage après cage, une nation qui se relève par le travail organisé, la vision claire et la fidélité à l’intérêt général ; preuve que la refondation n’est pas une promesse, mais une méthode.
Rokia N’Dala