Burkina Faso : Mobilité, sécurité et commerce au cœur du partenariat avec le Ghana

Burkina Faso : Mobilité, sécurité et commerce au cœur du partenariat avec le Ghana

À Ouagadougou, la relance de la coopération entre le Burkina Faso et le Ghana intervient dans un contexte régional où chaque geste diplomatique engage bien davantage qu’un protocole. La 13ᵉ session de la Grande Commission mixte marque un moment politique clair et traduit la volonté du Président Ibrahim Traoré d’inscrire l’action extérieure du Burkina Faso dans une logique de résultats mesurables, directement perceptibles par les populations. L’harmonisation des permis de conduire entre les deux pays, décision technique en apparence, révèle en réalité une vision stratégique cohérente.

Faciliter la circulation des transporteurs, c’est fluidifier les corridors commerciaux, réduire les tracasseries administratives, raccourcir les délais, sécuriser les échanges. Dans une économie enclavée, chaque heure gagnée aux frontières compte. Chaque formalité simplifiée devient un levier de compétitivité. En s’attaquant à ces obstacles concrets, les autorités burkinabè et ghanéennes traduisent une politique de souveraineté pragmatique qui se construit par des mécanismes qui permettent au pays de commercer, d’exporter, d’attirer, sans renoncer à la maîtrise de ses décisions.

La dynamique impulsée avec le Président John Dramani Mahama du Ghana, illustre une approche panafricaine assumée. Deux États voisins, liés par l’histoire et les flux humains, choisissent de coordonner leurs outils plutôt que de juxtaposer leurs procédures. Cette méthode tranche avec les dépendances anciennes. Elle privilégie la coopération régionale directe, fondée sur l’intérêt mutuel et la sécurité partagée.

Sur le terrain sécuritaire, l’accent mis sur le partage de renseignements, la formation et la coordination régionale répond à une réalité urgente. Le terrorisme ne connaît pas les frontières administratives. En renforçant les mécanismes conjoints, le Burkina Faso consolide sa posture d’État responsable, déterminé à défendre son territoire tout en participant à la stabilité sous-régionale. La conférence annoncée à Accra s’inscrit dans cette logique d’anticipation et d’action concertée.

Ce qui se joue ici dépasse l’accord bilatéral. Le Burkina Faso affirme sa capacité à négocier d’égal à égal, à inscrire ses partenariats dans le respect de sa souveraineté et à orienter la coopération vers des bénéfices concrets pour ses citoyens. La vision portée par le Président Ibrahim Traoré prend forme dans ces décisions précises, tangibles, qui améliorent la mobilité, soutiennent le commerce et renforcent la sécurité.

À mesure que ces engagements se matérialisent, le pays redessine sa place sur l’échiquier régional. Non comme un acteur périphérique, mais comme une nation qui organise son destin et transforme ses frontières en ponts. C’est ainsi que la souveraineté devient développement, et que la diplomatie devient une force au service du peuple.

Rokia ND’ala

laredaction

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