Burkina Faso: La mosquée de Dioulassoba….141 ans et encore plus de spiritualité

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Des murs en terre cuite de couleur ocre claire desquels émergent des piquets qui servent, vraisemblablement, à soutenir l’édifice, ainsi se présente au regard de ses visiteurs et des fidèles qui la fréquentent la mosquée de Dioulassoba dans la ville de Bobo-Dioulasso (Ouest du Burkina Faso).

Ancienne de plus de 141 ans, la mosquée a su se préserver et garder son authenticité et n’a été que très légèrement modifiée selon les habitants de la ville.
En effet, depuis sa construction, ni les piliers ni les murs n’ont subi de changements. Seule la toiture et les ouvertures murales sont rénovées par rangée tous les dix ou quinze ans lorsque des fuites d’eaux sont constatées.
Bâtie en terre cuite (Banco), la mosquée de Dioulassoba a des composantes en forme cône qui rappellent des pains de sucre et des murs modelés dans de la latérite (une roche rouge ou brune, qui se forme par altération des roches sous les climats tropicaux), spécificités qui font d’elle un édifice original qui se démarque complètement par rapport aux mosquées d’inspiration arabo musulmane
Édifiée en plein centre de la ville de Bobo-Dioulasso, en face du quartier Kibédoué et de l’Hôtel de Ville, la mosquée brasse un nombre important de fidèles et de visiteurs.
Outre son architecture particulière, la mosquée de Dioulassoba est célèbre pour l’ambiance spirituelle et le sentiment de paix qu’ «elle seule sait procurer à ses visiteurs », relève un fidèle rencontré sur place.
Un sentiment d’apaisement gagne le visiteur dès qu’il franchit le seuil de la moquée et nul ne peut affirmer si ce sentiment est dû à la lumière qui filtre à travers le toit et les ouvertures murale où à l’ambiance hautement spirituelle qui règne dans les lieux.
De loin, la mosquée est visible par ses hauts minarets, trois au total dont un principal et deux secondaires et qui servent de lieux de retraites pour les imams qui viennent y passer des journées entières, voire cinq à 10 jours pour se consacrer à l’adoration de Dieu et préparer les messages à communiquer aux fidèles durant les prêches et les prières.
Depuis le début du mois saint, la mosquée dont la capacité est estimée à plus de 800 personnes ne désemplit pas, les fidèles y affluent surtout après la rupture du jeune pour la prière des Tarawih.
Entamée en1880 par l’Almany Sidiki Sanou, la construction de la mosquée a pris dix années.
En effet, en dépit d’une apparence simpliste, l’édifice est solidement bâti, il est soutenu à l’intérieur, par 42 piliers répartis sur 9 rangées. Des espaces spécifiques y sont dédiées aux femmes.

Bobo-Dioulasso est la deuxième ville après Ouagadougou en termes de population une ville du Burkina Faso, 76, 7% sont de confession musulmane.
«Je suis musulman et chaque année durant le mois de Ramadan, je fréquente la vieille mosquée. Quand je viens ici je me sens à l’aise et je sens en moi une force extérieure qui permet de ne pas sentir mon jeûne », nous confie Mahamadou Ouattara, un jeune commerçant de 34 ans.
D’autres fidèles se disent par contre fascinés par l’architecture de la bâtisse. « Chaque vendredi j’assiste à la prière à la vieille mosquée. Mais durant ce mois (Ramadan) j’y suis chaque jour car quand je rentre dedans je me sens en contact avec mon Dieu. Je parcours chaque jour plus de 10 km », raconte Alidou Sanou, jeune étudiant en langue.

Ouestactu.net

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