Cameroun : L’art de la maturation régalienne, socle d’une gouvernance durable

Cameroun : L’art de la maturation régalienne, socle d’une gouvernance durable

Au crépuscule de l’année 2025, la parole présidentielle a tracé un horizon : celui d’un renouvellement de l’appareil gouvernemental. Si l’impatience gagne parfois les salons où s’élaborent les conjectures, il convient d’observer ce temps suspendu non comme une indécision, mais comme la manifestation d’une haute sagesse institutionnelle. Le silence du Chef de l’État, loin d’être un vide, est un espace de discernement où s’opère la sélection rigoureuse des serviteurs de la Nation, loin des pressions éphémères et des calculs de circonstance.

La pédagogie de la patience : au-delà de l’anecdote

L’histoire politique camerounaise garde en mémoire le « décret de Fofé ». Si certains y voient une espièglerie, une analyse lucide y décèle plutôt la maîtrise absolue du temps politique. Dans l’architecture complexe de l’État, la nomination d’un ambassadeur ou d’un ministre n’est pas un simple acte administratif ; c’est une pièce d’orfèvrerie placée sur l’échiquier du destin national. Cette « attente » est la marque d’un leadership qui refuse la précipitation, préférant la maturation des profils à l’immédiateté des satisfactions partisanes.

Une expertise au service de l’émergence

Fort de sa stature d’homme d’État à l’expérience inégalée, le Président Paul Biya exerce une vigilance qui est le gage de la stabilité. Dans un contexte continental mouvant, où le Cameroun s’affirme comme un pôle de résilience, le choix des futurs dirigeants doit répondre à une équation précise : allier la fidélité aux institutions à l’audace des réformes nécessaires.

Ce remaniement n’est pas une simple redistribution des cartes, mais une réorganisation stratégique. Il s’agit de mobiliser des énergies capables de porter le projet d’émergence avec une rigueur renouvelée. La minutie du Chef de l’État est une protection pour la Nation, garantissant que chaque acteur du futur exécutif soit en parfaite adéquation avec les défis sécuritaires, économiques et sociaux du moment.

L’excellence comme horizon

Le Cameroun, par cette démarche, réaffirme sa souveraineté décisionnelle. En tournant le dos aux injonctions de l’urgence, le pays privilégie la solidité des structures. C’est ici que s’exprime la vision d’un leader qui, au-delà de la conjoncture, construit pour la postérité. L’opinion, dès lors, doit percevoir cette phase comme une veillée républicaine, prélude à une impulsion nouvelle qui portera les couleurs du drapeau vers de nouveaux sommets d’excellence.

Car là où l’agitation cherche le bruit des décrets, la sagesse du leader forge en silence le socle inébranlable de la prospérité nationale.

Rokia N’Dala

laredaction

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