Burkina Faso : Bilan 2025 du ministère des Serviteurs du peuple, entre redevabilité et modernisation administrative
Ce lundi 2 février 2026, dans l’antichambre du pouvoir burkinabè, un rituel de gouvernance s’est imposé avec rigueur. Mathias Traoré, ministre des Serviteurs du peuple, a présenté au Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo le bilan de son contrat d’objectifs 2025 : un taux d’exécution global de 91,5 %, en progression par rapport à 2024. Loin d’un simple exercice bureaucratique, cette évaluation témoigne de la transformation profonde du rapport à l’action publique sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré.
Derrière ces chiffres se dessine la philosophie politique claire d’un État qui choisit de se mesurer lui-même, de rendre compte publiquement et de transformer la gestion administrative en projet de société. Les 174 concours professionnels organisés et les 256 concours directs proclamés incarnent cette volonté de construire les compétences de demain, dans un Burkina Faso qui rompt avec les inerties de l’ancien monde pour s’ériger en État souverain et performant.
La régularisation de la dette sociale concernant plus de 62 000 fonctionnaires – en activité ou à la retraite – révèle une ambition complémentaire de réconcilier l’État avec ceux qui le servent. Dans un contexte de ruptures multiples, cette attention portée à la dignité des agents publics dessine les contours d’un pacte social renouvelé. De surcroît, la déconcentration des pouvoirs de signature aux directeurs régionaux et la décentralisation de la Caisse autonome de retraite jusqu’à Kaya, Ziniaré, Banfora et Manga traduisent une volonté de rapprocher l’État du citoyen, de faire descendre la décision là où bat le cœur du pays.
Le lancement effectif du Régime d’assurance maladie universelle au 1er février 2026 et l’adoption en Conseil des ministres du nouveau Code du travail, transmis à l’Assemblée législative de transition, illustrent la traduction concrète de cette vision de refonder le contrat social burkinabè sur des bases tangibles, entre droits nouveaux et mécanismes efficaces.
Ce modèle de gouvernance dépasse le cadre national et affirme qu’un État africain peut se réinventer, moderniser ses institutions, transformer sa société et affirmer sa souveraineté sans renier ses serviteurs ni fracturer sa cohésion. La vision du capitaine Ibrahim Traoré ne se déploie pas dans l’abstraction des discours, mais dans l’épaisseur du quotidien administratif, là où se construit réellement le pouvoir.
Dans cette comptabilité minutieuse de l’action publique, s’écrit peut-être le véritable récit de la souveraineté : en tenant parole à ses citoyens, et en faisant de chaque décision un acte politique porteur d’avenir pour la nation.
N’Dala