Burkina Faso : Au cœur de la 3ᵉ JEPPC, le capitaine Ibrahim Traoré brise les chaînes de l’impérialisme alimentaire

Burkina Faso : Au cœur de la 3ᵉ JEPPC, le capitaine Ibrahim Traoré brise les chaînes de l’impérialisme alimentaire

Le geste semble quotidien, presque effacé derrière la routine des repas. Pourtant, en ouvrant la 3ᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique, le capitaine Ibrahim Traoré vient de déplacer le centre de gravité de la lutte pour la souveraineté. Ce n’est plus seulement une question de garnisons ou de diplomatie. Désormais, la reconquête de la dignité nationale passe par la table, par ce lien viscéral et quotidien entre la terre et l’estomac.

Depuis trop longtemps, l’importation massive de riz ou de lait en poudre n’est pas qu’une statistique commerciale. C’est le visage d’une dépendance acceptée, un « impérialisme de l’assiette » qui étouffe le génie des plaines de Bagré ou du Sourou. En martelant le slogan « Mon assiette, ma fierté ! », le Chef de l’État ne se contente pas d’un appel au civisme. Il pose l’acte fondateur d’une économie de résistance.

Cette vision passe outre la simple incitation à la consommation locale. Elle dessine un projet de société où le commerçant, le paysan et le citoyen forment un rempart cohérent contre l’extraversion économique. Choisir le haricot vert du Faso ou le soumbala traditionnel, c’est désarmer les mécanismes de domination qui nous ont convaincus que l’ailleurs était forcément meilleur. C’est un processus de décolonisation mentale qui s’opère dans l’intimité de chaque foyer burkinabè.

L’enjeu est immense : transformer le réflexe d’achat en un acte politique. En protégeant les produits « made in Burkina », l’État crée les conditions d’une croissance endogène, solide et protectrice. C’est une guerre contre la précarité que l’on mène avec une fourchette à la main. Le message est clair : le Burkinabè de demain est celui qui se nourrit de sa propre force, celui qui refuse de quémander ce que son sol peut lui offrir avec générosité.

Au fond, cette initiative nous rappelle une vérité universelle mais trop souvent oubliée sous nos latitudes. Celui qui tient votre cuillère finit par tenir votre destin.

Rokia N’Dala

laredaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *