Burkina Faso : 83 nouveaux opérateurs des Forces spéciales, la souveraineté sécuritaire en marche

Burkina Faso : 83 nouveaux opérateurs des Forces spéciales, la souveraineté sécuritaire en marche

Ils sont 83. Quatre-vingt-trois visages graves, marqués par neuf mois d’épreuves, désormais liés par un même serment. Sous l’autorité du Colonel-Major Théophile Nikiéma, la 9e promotion des Opérateurs des Forces spéciales de la Brigade spéciale et d’intervention rapide s’inscrit dans une séquence politique cohérente. Depuis l’arrivée au pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré, la doctrine est claire. Reprendre l’initiative. Restaurer l’intégrité territoriale. Refonder l’outil militaire sur l’exigence, la compétence et la loyauté à la Nation.

Plus de 200 candidats avaient entamé le stage au Centre de Formation des Opérateurs des Forces spéciales. Seuls 83 ont franchi l’ensemble des phases de bleuissement, d’acculturation et d’aguerrissement. Cette sélection rigoureuse n’est pas anecdotique. Elle révèle une méthode. Le pouvoir exécutif privilégie la qualité à la quantité, la préparation approfondie à l’improvisation. L’endurance physique, la solidité mentale, la capacité d’analyse tactique deviennent les marqueurs d’une armée qui se transforme.

Cette montée en puissance des forces spéciales participe d’une vision plus vaste. La sécurité n’est pas isolée du reste. Elle conditionne le retour des enseignants dans les salles de classe, la reprise des marchés, la circulation des biens et des personnes. Elle prépare le terrain du développement. En consolidant les capacités nationales d’intervention, l’État affirme son autonomie stratégique et réduit sa dépendance à l’égard des dispositifs extérieurs.

Dans une lecture panafricaine, le Burkina Faso s’inscrit dans un mouvement continental de réappropriation des leviers régaliens. Former ses propres élites militaires, structurer des centres d’excellence, bâtir une doctrine adaptée aux réalités locales. Ce choix traduit une volonté de dignité et de maîtrise.

Les nouveaux « Bleus » intègrent désormais le Groupement des Forces spéciales. Leur engagement dépasse leur seule trajectoire personnelle. Il rejoint une ambition collective portée au sommet de l’État. À travers eux, c’est une architecture de stabilité qui se consolide, pierre après pierre, jusqu’à faire de la sécurité retrouvée le socle ferme d’une Nation qui avance.

Rokia ND’ala

laredaction

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