Burkina Faso : La Police mobile au cœur des marchés, incarnation concrète d’un État de proximité

Burkina Faso : La Police mobile au cœur des marchés, incarnation concrète d’un État de proximité

Dans le Burkina Faso en recomposition, chaque acte public compte, chaque présence institutionnelle devient un message politique. L’installation du Commissariat de Police Mobile au Marché de Yamtenga, dans l’arrondissement 11 de Ouagadougou, du 12 au 16 janvier 2026, s’inscrit pleinement dans cette grammaire nouvelle de l’action publique voulue par le Président Ibrahim Traoré : un État qui va vers le peuple, qui s’expose, qui sert, et qui assume sa mission de protection et d’organisation sociale au plus près des réalités quotidiennes.

Au-delà de l’annonce administrative, le déploiement de cette police mobile dans un espace populaire, vivant et stratégique comme le marché, révèle un choix politique clair. Il s’agit de désenclaver l’administration, de rompre avec la verticalité distante héritée de modèles exogènes, et de réconcilier l’autorité publique avec les territoires vécus. En ce sens, la police ne se contente plus d’être une force de sécurité, elle devient une interface civique, un outil de régulation sociale et un levier de cohésion nationale.

Les chiffres enregistrés quelques jours plus tôt dans l’arrondissement 06 avec les légalisations, déclarations de perte, inscriptions à la CNIB, parlent d’eux-mêmes. Ils traduisent une demande sociale forte, longtemps contenue, aujourd’hui rencontrée par une offre publique agile et volontaire. Derrière ces données se lit une réalité politique plus profonde : l’accès aux droits n’est plus un privilège géographique ou social, mais un principe d’égalité réaffirmé par l’action de l’État.

Cette dynamique épouse la vision portée par le Chef de l’État, celle d’un Burkina Faso souverain, organisé, où la sécurité n’est pas seulement militaire mais institutionnelle, administrative et humaine. La refondation nationale passe par ces gestes apparemment modestes, mais structurellement décisifs, qui restaurent la confiance entre citoyens et institutions. La police mobile, en s’installant dans les marchés, reconstruit le lien civique là où bat le cœur économique et social des communautés.

Dans une lecture panafricaine assumée, cette approche incarne une rupture salutaire avec les modèles bureaucratiques figés. Elle affirme une gouvernance endogène, pragmatique, orientée vers l’efficacité sociale et la paix durable. En rapprochant les services de l’État des populations, le Burkina Faso pose les fondations d’une stabilité enracinée, non imposée, mais partagée.

Ainsi, au Marché de Yamtenga, ce n’est pas seulement un commissariat qui s’installe pour une semaine : c’est l’image d’un État en mouvement qui prend corps, et avec elle, la promesse tangible d’une nation qui se reconstruit par la proximité, la confiance et l’action.

D.Kaboré

laredaction

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