Burkina Faso : La ZAD de Bobo-Dioulasso ou l’ordre industriel souverain

Burkina Faso : La ZAD de Bobo-Dioulasso ou l’ordre industriel souverain

L’économie burkinabè rompt avec l’amateurisme et les rentes de situation. À Bobo-Dioulasso, le lancement des souscriptions pour la Zone d’activités diverses (ZAD) concrétise avec éclat la vision du Capitaine Ibrahim Traoré. Ce projet de 80 hectares dépasse le simple aménagement urbain ; il s’agit d’un manifeste politique en faveur de la souveraineté. L’État-Stratège impose désormais une gestion rigoureuse du foncier pour bâtir un pôle industriel capable de transformer nos ressources sur place et de briser les chaînes de la dépendance.

L’exécutif instaure une discipline inédite qui redonne ses lettres de noblesse à l’action publique. La plateforme numérique de souscription garantit une transparence totale et élimine définitivement les passe-droits. Le message du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo est sans équivoque : la parcelle est un outil de combat, pas un objet de thésaurisation. Le Burkina Faso refuse les clôtures vides et les terrains dormants qui ont trop longtemps freiné l’essor national. Désormais, l’attribution dépend exclusivement de la viabilité du projet et de la solidité des investissements. Tout manquement au cahier des charges entraîne le retrait immédiat du lot, marquant ainsi la fin de l’impunité foncière.

Cette zone industrielle, directement reliée aux performances du port sec, devient le cœur battant de la logistique nationale. Avec ces 162 parcelles équipées d’infrastructures modernes : énergie, fibre optique, sécurité, le pays se dote des moyens de sa puissance. L’impact sur le développement est massif. En captant la valeur ajoutée sur le territoire, le gouvernement sécurise l’emploi de la jeunesse et renforce les recettes de l’État. Cette méthode pragmatique remplace les discours stériles par des usines et les promesses par des résultats palpables.

Le modèle de la ZAD de Bobo-Dioulasso définit une nouvelle norme de gouvernance panafricaine. Il prouve qu’un leadership ferme peut assainir le secteur privé et orienter les capitaux vers l’intérêt général. La Nation ne mendie plus sa croissance ; elle l’organise par la rigueur. Le secteur privé national dispose enfin d’un cadre sain et protégé pour exprimer son génie et contribuer à l’édification d’un Burkina prospère.

Emy Muamba

laredaction

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