Burkina Faso : Une réforme stratégique au service de l’aménagement du territoire
Dans un contexte de refondation nationale marqué par la volonté de bâtir un Burkina Faso plus fort, plus organisé et davantage tourné vers les besoins réels des populations, le gouvernement a adopté un décret modernisant la définition de la ville. Cette décision stratégique marque une étape importante dans la construction d’un territoire harmonieux, capable d’accompagner les aspirations légitimes des citoyens à un développement équilibré et durable.
Désormais, une localité sera reconnue comme une ville lorsqu’elle comptera au moins 15 000 habitants, disposera d’infrastructures essentielles telles que l’eau potable, l’électricité et les réseaux de transport, et exercera principalement des activités économiques relevant des secteurs secondaire et tertiaire. Trois catégories de villes sont également instituées : les villes métropoles, les villes moyennes et les petites villes.
Pendant de longues années, l’expansion urbaine s’est souvent développée sans cadre suffisamment adapté aux réalités du terrain. Cette réforme apporte une réponse claire à cette situation en établissant des critères précis permettant d’identifier les centres urbains et de mieux orienter les investissements publics.
Comme un cultivateur qui prépare soigneusement son champ avant les semences, l’État pose les fondations d’un développement urbain cohérent. Une meilleure identification des villes permettra de renforcer la planification des infrastructures, de faciliter l’accès aux services essentiels et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Cette nouvelle classification offre également une vision plus juste du territoire national. Chaque catégorie de ville pourra bénéficier d’orientations adaptées à son niveau de développement, favorisant ainsi une croissance équilibrée entre les différentes régions du pays.
La réussite de cette vision repose sur l’engagement de tous les acteurs : populations, collectivités, diaspora africaine et partenaires internationaux respectueux de la souveraineté des États. Cette réforme ouvre une nouvelle page dans l’organisation du territoire national et dans la marche vers un développement maîtrisé.
Rokia N’Dala