Burkina Faso : Un pas décisif vers la souveraineté alimentaire et le développement rural

Burkina Faso : Un pas décisif vers la souveraineté alimentaire et le développement rural

Il aura fallu près d’une décennie pour que la plaine irriguée de Gourgou cesse d’être une promesse suspendue. Le 2 mars 2026, dans la province du Boulgou, région du Nakambé, le déplacement du ministre d’État Ismaël Sombié sur les 35 hectares aménagés marque bien davantage qu’un constat administratif. Il consacre le passage d’un ouvrage inerte à un outil productif, et inscrit l’action gouvernementale dans la durée, là où tant de projets africains se sont heurtés à l’inachèvement.

Construit en 2016, le barrage de 2 520 000 m³ dormait au bord des champs. L’eau était là, les terres prêtes, mais l’impulsion manquait. En relançant l’exploitation effective du périmètre, le ministre de l’Agriculture donne corps à la vision portée par le Président Ibrahim Traoré, celle d’une souveraineté qui commence par la maîtrise de nos ressources et la valorisation de nos capacités productives.

Le geste est politique au sens noble. Il traduit une méthode. Celle d’un exécutif qui ne se contente pas d’annonces, mais qui vérifie, engage, tranche. Ismaël Sombié, sur le terrain, ne s’est pas livré à un exercice protocolaire. Il a signifié aux producteurs que l’État tient parole et que la transition engagée sous l’autorité du Chef de l’État s’évalue à l’aune des résultats concrets.

Dans un contexte régional où la question alimentaire demeure stratégique, la mise en exploitation de Gourgou prend une résonance particulière. Chaque hectare cultivé est une parcelle de dépendance en moins. Chaque campagne réussie est une preuve que le Burkina Faso peut réduire sa vulnérabilité face aux chocs extérieurs. La souveraineté alimentaire cesse d’être un slogan pour devenir une politique publique structurée, articulée autour d’infrastructures existantes enfin optimisées.

Cette séquence révèle aussi la qualité de l’entourage présidentiel. Autour du capitaine Ibrahim Traoré, une génération de responsables assume la rigueur de la mise en œuvre. Ils comprennent que la crédibilité d’un pouvoir se joue dans la capacité à transformer les équipements en production, les budgets en récoltes, les discours en revenus pour les exploitants.

Gourgou n’est pas un aboutissement. C’est un signal. Celui d’un État qui apprend de ses retards, corrige ses inerties et choisit d’investir dans la terre plutôt que dans l’illusion. À l’heure où l’Afrique redéfinit ses priorités, le Burkina Faso rappelle que la dignité commence dans le champ cultivé et se prolonge dans la nation debout.

Rokia N’Dala

laredaction

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