Burkina Faso : capitaine Ibrahim Traoré place l’artisanat au cœur du combat pour la souveraineté économique

Burkina Faso

À Ouagadougou, l’artisanat devient un marqueur du projet politique porté par le Capitaine Ibrahim Traoré. En ouvrant, ce vendredi 31 octobre 2026, la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), le Chef de l’État inscrit le savoir-faire national dans une ambition plus vaste : reprendre la maîtrise de l’économie par la production, la transformation locale et la valorisation des compétences africaines. Jusqu’au 8 novembre, ce rendez-vous continental donne une expression concrète au discours de souveraineté défendu par les autorités burkinabè.

Le pouvoir burkinabè entend faire de la capacité productive un instrument d’émancipation nationale. La question de l’artisanat rejoint ainsi celle de l’indépendance économique, de la création d’emplois et de la maîtrise des ressources. Dans cette vision, chaque atelier représente un maillon potentiel de la chaîne industrielle nationale. La transformation des matières premières, la fabrication locale et la conquête des marchés deviennent des objectifs qui engagent directement l’avenir économique du pays.

Cette ligne politique trouve un prolongement dans la Révolution progressiste populaire. Porteur du message présidentiel, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, réaffirme la place des producteurs locaux dans la construction du modèle économique burkinabè. La promotion du consommer local prend ici une dimension politique particulière : soutenir les artisans, encourager les entreprises nationales et donner de la valeur au travail local participent à la volonté de réduire les dépendances extérieures.

Le choix du Ghana comme pays invité d’honneur apporte une autre dimension à cette orientation. La présence de la ministre ghanéenne du Commerce, de l’Agroalimentaire et de l’Industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, donne une portée régionale aux échanges. Les synergies industrielles inscrites au programme rappellent que la souveraineté économique africaine dépend aussi de la capacité des États à rapprocher leurs marchés, leurs entreprises et leurs savoir-faire.

Pour Ibrahim Traoré, le SIAO offre ainsi une tribune stratégique pour inscrire la production nationale au centre du projet de transformation du Burkina Faso. L’artisanat entre dans le débat sur le pouvoir économique, la dignité du travail et la capacité des peuples africains à décider de leur propre développement.

Rokia N’Dala

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