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Les pays de l’AES quittent la CEDEAO « sans délai »

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La CEDEAO, cette organisation sous-régionale, portée sur les fonds baptismaux à Lagos, le 28 mai 1975 par « leurs excellences Le Général Aboubakar Sangoulé Lamizana, Le Général Moussa Traoré et Le Lieutenant-Colonel Séni Kountché, respectivement Chefs d’Etat de la Haute -Volta (actuel Burkina-Faso), du Mali et du Niger », brille aujourd’hui par le retrait « sans délai » des pays de l’AES le 28 janvier 2024. Dans un communiqué officiel, le Burkina-Faso, le Mali et le Niger annoncent leur départ d’une CEDEAO qui ne nourrit plus l’aspiration de leurs populations. 

Qui aurait pu prédire un retrait subit du Burkina-Faso, du Mali et du Niger de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)? On présentait tout de même aux lendemains du renversement du régime corrompu de Mohammed BAZOUM le 26 juillet 2023 au Niger, avec la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) le 16 septembre 2023, que la CEDEAO allait imploser.

Si certains percevaient même déjà à l’époque, l’AES comme étant la preuve d’un déclin imminent d’une CEDEAO devenue « voyoute »  par sa menace d’intervenir militairement au Niger, au mépris de la souveraineté de ce dernier, d’autres encore voient en ce retrait, une réponse du berger à la bergère.

Ainsi, dans un communiqué, le Burkina-Faso, le Mali et le Niger « décident en toute souveraineté du retrait «  de l’Organisation sous-régionale pour le fait qu’ « après 49 ans d’existence », la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest ne leur a pas porté « assistance » dans le cadre de leur « lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité ».

« Pire, lorsque nos Etats ont décidé de prendre leur destin en main, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes » précise encore la note de l’AES.

Selon ces pays, toutes les choses ainsi décriées, ont « fragilisé » des « populations déjà meurtries par des années de violence imposée par des hordes terroristes instrumentalisées et téléguidées « .

Aussi, les peuples du Burkina-Faso, du Mali et du Niger constatent avec beaucoup de « regrets, amertume et une grande déception » que la CEDEAO soit sous  » influence de puissances étrangères trahissant ses principes fondateurs ».

Par cette posture « irresponsable », la CEDEAO est devenue « une menace » pour les Etats membres et ses populations dont elle est sensée assurer « le bonheur ».

Il est donc d’une évidence indéniable, au vue de ce qui précède, que l’Organisation s’est  éloignée  » des idéaux de ses pairs fondateurs et du panafricanisme ». 

Aujourd’hui, ces pairs, sans l’ombre d’un doute, se retourneraient dans leurs tombes presque 50 ans plus tard face à une organisation sous-régionale, totalement vidée de sa substance sur les idéaux de  » fraternité, d’entraide, de paix et de développement « .

Dès lors, il devient logique et légitime, que  » le capitaine Ibrahim Traoré, le Colonel Assimi Goïta et le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, respectivement Chefs d’Etats du Burkina-Faso, de la République du Mali et de la République du Niger » prennent leurs « responsabilités devant l’histoire », en répondant ainsi, aux « préoccupations et aspirations de leurs populations ».

Eric K.

 

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