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Retrait des pays de l’AES de la CEDEAO: « Il n’est écrit nulle part qu’on peut priver de denrées vitales, les populations… »

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Le Burkina-Faso, le Mali et le Niger ont décidé le 28 janvier 2024 de claquer la porte de la CEDEAO pour non-respect des textes qui régissent l’organisation sous-régionale. 

En effet, aucune disposition dans les textes de la CEDEAO, ne dit de sanctionner un Etat membre par un blocage de ses denrées alimentaires de l’étranger, une privation de la fourniture électrique ayant déjà occasionné plusieurs morts dans les hôpitaux au Niger et la suspension de l’aide sanitaire internationale ainsi que l’approvisionnement en médicaments.

Contrairement, il est plutôt question dans les textes en cas de sanctions, de la suspension de l’octroi de tout nouveau prêt ou de tout nouvelle assistance par la communauté, de la suspension de décaissement pour tous les prêts, pour tous les projets ou les programmes d’assistance communautaire en cours.

Les textes révèlent également sur le contexte que, lorsqu’un Etat n’honore pas ses obligations vis-à-vis de la communauté, il y a rejet de la présentation de candidature aux postes statutaires et professionnels, de la suspension du droit de vote, de la suspension de la participation aux activités de la communauté.

Mais la CEDEAO, sur instruction d’une puissance occidentale, plait à décimer les populations des Etats de l’AES en particulier du Niger et cela depuis plus de six mois.

Devant la cruauté d’une organisation qui semble indéfiniment dictée par des intérêts  capitalistes, tel un ventriloque et sa marionnette, les peuples de l’AES se doivent alors de s’armer de cet « humanisme » qui fait aujourd’hui défaut à la CEDEAO.

De la démarche commune de ces trois pays, l’organisation se retrouve dans une dangereuse posture qui pourrait accélérer son déclin.

Tandis que certains gardent encore l’espoir d’un retour des pays du Sahel, dans le cercle de la CEDEAO, la majorité pensent encore que leur « retrait » est tout sauf provisoire au regard des préjudices subis. Est- ce là le début de la fin de la CEDEAO ?

Or, il n’y a pas que les dérives des régimes dictatoriaux sur les droits de l’Homme qui soient considérées comme des crimes contre l’humanité. Il y a également la privation délibérée de denrées alimentaires et produits de premières nécessités à des populations en nombre. En cela on est pas loin des actes d’atrocités de la part de bourreaux du führer dans l’Allemagne nazi qui ont enfermé, affamé, gazé, torturé, tué de sang-froid des millions de juifs dans des camps de concentration disséminés partout en Europe lors de la seconde guerre mondiale.

A qui mieux- mieux

Dans une Afrique occidentale avide de prendre son destin en main pour un meilleur devenir de son statut politique, économique et social vers un panafricanisme libérateur, la CEDEAO fait office de réelle menace Nazi et autocratique.

Un politologue africain pense même que le reste des pays de la CEDEAO pourrait subir un marasme économique important si la CEDEAO ne s’éclate pas suite au retrait des pays de l’AES afin de permettre à chaque nation encore dans l’organisation, de tourner la situation à son avantage.

Devant l’infâmie, le voyoucratie et les manœuvres assassines de cette organisation, les autres pays de la CEDEAO restés seuls sur leurs littorales, voudront probablement chacun de leur part, négocier leur plan économique avec ces pays du Sahel.

Le Bénin a d’ores et déjà mis cette stratégie économique à exécution avec son plan de négociation avec le Niger sur l’exportation de l’or noir.

Dans la recherche d’un avantage individuel suites aux impacts économiques, selon certains analystes, l’organisation ne tiendra certainement pas longtemps.

Eric K.

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